Un moteur qui cote comme vous, en mieux rangé
Vos tarifs existent déjà : dans un Excel, dans la tête de l'exploitant, dans dix ans de métier. Le moteur de Cotafret les structure et les applique à chaque demande, sans jamais improviser.
Mis à jour le 10 septembre 2026 · chiffres au gazole d'août 2026

Vos grilles au kilomètre, à tranches dégressives
Le prix au kilomètre n'est pas le même sur 80 km et sur 600 km, et votre grille le sait. Le moteur applique des taux €/km par tranches de distance, véhicule par véhicule : un taux pour le court, un taux pour le régional, un taux pour la longue distance, avec un minimum de facturation par voyage. Vous saisissez vos tranches à la main ou vous importez votre grille Excel telle quelle : c'est votre tarification qui entre dans l'outil, pas un barème imposé.
Trois raffinements que les grilles de terrain pratiquent, et que le moteur reprend : un forfait par axe, qui remplace le calcul kilométrique sur les relations que vous cotez toujours au même prix ; un coefficient de zone par département de destination, pour les régions dont on ne revient pas chargé ; un coefficient d'aller-retour, faute duquel une demande de tour complet part en validation plutôt que d'être cotée au prix de l'aller simple.
Les majorations s'ajoutent là où vous les pratiquez : hayon, prise de rendez-vous, samedi, dimanche et jour férié. Et tant que vous n'avez pas cliqué sur « Activer », la grille reste un brouillon : rien ne change pour vos devis.
L'ordre du calcul ne change jamais
Un prix qui dépend de l'ordre des opérations n'est pas un prix, c'est une opinion. Cet ordre est figé dans le moteur, identique pour toutes les cotations et pour tous les clients, et affiché ligne à ligne sur chaque dossier.
| Étape | Ce que le moteur fait |
|---|---|
| 1. Base kilométrique | distance × taux de la tranche × coefficient de zone. Un forfait d'axe, s'il couvre le couple de départements, remplace ce calcul et le minimum. |
| 2. Minimum de facturation | le prix ne descend pas sous le minimum du véhicule. |
| 3. Majorations | dans l'ordre de votre grille, au pourcentage ou au forfait. |
| 4. Attente | les minutes de manutention au-delà de la franchise, au tarif horaire de la grille. |
| 5. Remise client | le pourcentage de la fiche client, sur le service complet. Jamais cumulée avec une grille dédiée, qui porte déjà les conditions négociées. |
| 6. Péages | kilomètres à péage relevés sur l'itinéraire × votre tarif pour la classe du véhicule. Refacturés tels quels, hors marge. |
| 7. Surcharge gazole | le pourcentage de votre grille, appliqué hors péages. |
| Puis deux garde-fous | le plancher de coût de revient et les bornes €/km. Ils ne modifient jamais le prix : ils décident s'il part seul ou en validation. |
Deux conséquences pratiques. Les majorations en pourcentage ne se composent pas : deux majorations de 10 % font 20 %, pas 21. Et la surcharge gazole se calcule hors péages, parce qu'elle indexe un prix de transport et non un débours que vous refacturez à l'euro près. Elle peut d'ailleurs être négative : l'indexation gazole joue à la baisse comme à la hausse, et le moteur l'accepte dans les deux sens (voir le calcul de l'indexation gazole).
Un prix, de bout en bout
Un Lyon vers Paris en ensemble articulé 40 t : 465,5 km, dont 397,5 km à péage, 7 h 12 de route. Ces trois valeurs ne sont pas des hypothèses de démonstration : elles sortent du jeu de données des 120 axes, mesuré au profil poids lourd. La grille de l'exemple est calibrée 20 % au-dessus du coût de revient du véhicule (1,64 €/km au gazole d'août 2026), soit 1,97 €/km sur la tranche longue distance, avec un minimum de facturation de 300,00 €, un forfait de prise de rendez-vous de 30,00 €, une remise client de 5 % et une surcharge gazole de 4 %.
| Étape | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| 1. Base kilométrique | 465,5 × 1,97 | 917,04 € |
| 2. Minimum de facturation | 300,00 €, non déclenché | 917,04 € |
| 3. Prise de rendez-vous | + 30,00 | 947,04 € |
| 5. Remise client 5 % | - 47,35 | 899,69 € |
| 6. Péages, classe 4 | 397,5 × 0,28 | + 111,30 € |
| 7. Gazole 4 %, hors péages | 899,69 × 4 % | + 35,99 € |
| Total HT | 1 046,98 € |
L'étape 4 ne figure pas dans ce tableau, et c'est volontaire : personne n'a annoncé de durée de chargement dans cette demande, donc rien n'est facturé au titre de l'attente. Restent les deux garde-fous, qui ne changent pas le prix mais décident s'il part seul.
| Garde-fou | Calcul | Verdict |
|---|---|---|
| Plancher de coût de revient | coût du trajet 805,95 € plus la marge minimale de 5 %, soit 846,25 €, comparé au prix hors péages 935,68 € | au-dessus : marge réelle de 16 % |
| Bornes de cohérence €/km | 899,69 ÷ 465,5 = 1,93 €/km | dans la fourchette 1,20 à 2,60 €/km |
Le prix comparé au plancher est le prix hors péages : un péage refacturé n'est pas de la marge, et il ne doit jamais sauver un prix passé sous le coût. Les bornes s'évaluent en plus hors surcharge gazole, dont le pourcentage bouge tous les mois : sans cela, la fourchette serait à re-paramétrer à chaque réindexation.
Notez l'écart entre les deux marges : la grille vise 20 %, le voyage en rend 16. La remise client en explique une partie, la journée qui déborde fait le reste. C'est exactement ce qu'un prix au kilomètre ne montre jamais, et c'est la raison d'être du plancher.
Le plancher, à vos coûts et aux heures réelles
Sous le prix de vente, le moteur calcule le coût. Pas un coût moyen de secteur : le vôtre, selon la formule du trinôme du Comité National Routier, avec les valeurs que vous avez posées dans vos réglages.
coût du trajet = (CK × kilomètres) + (CC × heures de service) + (CJ × journées)
Sur l'exemple ci-dessus : 0,63 × 465,5 km = 293,27 € de terme kilométrique, 28,23 × 10,28 h = 290,20 € de conducteur, et 216,00 × 1,03 = 222,48 € de terme journalier, soit 805,95 €.
Deux choses s'y jouent, qu'un coût au kilomètre ne sait pas dire. Les heures sont celles du voyage réel : 7 h 12 de route plus 185 minutes de manutention, soit 10,28 h de service. Et les journées se proratisent : 10,28 h divisées par 10 h de service quotidien font 1,03 journée de véhicule, jamais moins d'une. Un voyage qui déborde de la journée coûte plus qu'une journée, et le plancher le sait avant vous.
La manutention par défaut du profil (185 minutes sur un 40 t longue distance) nourrit le plancher, jamais la facture. L'attente ne se facture que sur une durée réellement annoncée dans la demande ou saisie par vos soins : facturer à tous vos clients une attente que personne n'a déclarée serait une hausse de prix décidée à votre place.
Quand le véhicule demandé n'a pas de coût de revient paramétré, le dossier part en validation au lieu de sortir sans filet : un plancher invérifiable n'est pas un plancher. Les ordres de grandeur par axe sont publics, calculés avec les mêmes données : voyez le coût de revient des grands axes français.
Le prix aberrant ne part pas non plus
Le second garde-fou est symétrique. Chaque tranche de distance porte une fourchette de €/km jugée cohérente, et un prix qui en sort part en validation, vers le bas comme vers le haut. Vers le bas, il rattrape le taux saisi à 0,19 au lieu de 1,90. Vers le haut, il attrape le coefficient de zone posé à 11 au lieu de 1,10, ou la distance qu'un géocodage douteux a triplée. Une erreur de grille qui double un prix ne provoque aucune alerte chez le client : elle provoque un silence, et un fret perdu sans qu'on sache pourquoi.
Messagerie au poids, avec la règle du payant pour
Pour les lots légers, le moteur bascule sur une grille messagerie au poids : le poids taxable d'abord (le plus élevé du poids réel, du volume, des mètres de plancher et des palettes), puis la bande de la zone de destination, au forfait ou au tarif aux 100 kg. La règle du payant pour s'applique ensuite d'elle-même : si la tranche supérieure, évaluée à son poids d'entrée, revient moins cher, c'est elle qui sort, et le détail dit pour quel poids. Le tout est expliqué avec un exemple recalculable dans le guide de la cotation en messagerie.
Les grilles peuvent être générales ou propres à un client : vos habitués gardent leurs conditions négociées, les nouveaux passent au tarif général. Là non plus le moteur ne tranche pas à votre place : tant que vous n'avez pas dit si votre grille plafonne au prix de la palette, une expédition concernée part en validation, avec les deux montants en jeu affichés.
Quand le moteur ne sait pas, il ne devine pas
Aucun renvoi en validation n'est muet : chaque dossier porte son motif, en clair, sur la fiche de cotation. C'est la contrepartie du calcul déterministe, et la liste est courte parce qu'elle est exhaustive.
| Le dossier part en validation quand | Mode |
|---|---|
| la distance est nulle ou incalculable | tous |
| la grille n'a pas de taux pour le véhicule demandé | kilométrique |
| une contrainte détectée dans le mail (ADR, par exemple) n'a pas de majoration dans la grille | kilométrique |
| aucun coût de revient n'est paramétré pour ce véhicule | kilométrique |
| le prix hors péages passe sous le plancher de coût de revient | tous |
| le €/km effectif sort de la fourchette de cohérence | tous |
| un aller-retour est demandé sans coefficient paramétré | kilométrique |
| la demande part d'un autre département que celui de la grille messagerie | messagerie |
| il n'y a ni zone de destination, ni signal de poids exploitable | messagerie |
| le poids taxable dépasse la dernière bande (c'est du lot, plus de la messagerie) | messagerie |
| le tarif au poids dépasse le prix d'une palette et le plafond n'a pas été tranché | messagerie |
S'y ajoutent vos propres exclusions, celles que vous réglez une fois pour toutes : montant au-delà d'un seuil, marchandise dangereuse, multi-points, international, ou champ extrait avec une confiance insuffisante. Le détail de ces filets vit dans les garanties d'exploitation.
Le simulateur, avant d'activer
Modifier un tarif sans savoir ce que ça change est un saut dans le vide. Le simulateur teste votre brouillon de grille sur un trajet réel : départ, arrivée, véhicule, majorations, et le prix sort décomposé ligne à ligne, comparé à la grille active. Vous voyez l'effet d'un changement de taux avant qu'il touche une seule cotation réelle. Quand le résultat vous va, vous activez, et le moteur cote les demandes suivantes avec les nouvelles règles. Chaque version de grille est conservée, et chaque prix reste rattaché à la version qui l'a produit : six mois plus tard, vous savez encore pourquoi ce prix-là.
Questions fréquentes
Est-ce l'intelligence artificielle qui fixe le prix ?
Non, et c'est une règle de construction. L'IA lit la demande et en extrait les informations ; le prix, lui, sort d'un moteur de règles déterministe, dont le code n'importe aucune bibliothèque d'IA. Mêmes entrées, même prix, au centime, à chaque fois.
Puis-je utiliser ma grille tarifaire existante ?
Oui, c'est le principe. Import Excel pour les tranches kilométriques, saisie directe pour le reste, grilles par client comprises. Le moteur applique vos tarifs, il ne les remplace pas.
Comment les péages sont-ils calculés ?
Sur l'itinéraire poids lourd réel : le moteur compte les kilomètres effectivement à péage et applique votre tarif kilométrique pour la classe du véhicule. Pas de forfait aveugle. Si votre grille est déjà calibrée péages compris, la ligne n'est pas ajoutée une seconde fois.
Que se passe-t-il si un prix tombe sous mon coût de revient ?
Il ne part pas. Le dossier arrive en validation avec le montant du plancher et l'écart, à vous de décider en connaissance de cause. Aucun réglage, aucune remise ne fait franchir ce plancher automatiquement.
Que se passe-t-il si une demande ne rentre dans aucune grille ?
Elle part en file à valider avec le motif affiché, par exemple « véhicule non paramétré dans la grille ». Le moteur ne devine jamais un tarif manquant.
Venez avec votre grille Excel
La démo commence par vos tarifs à vous : on les importe, et le moteur cote vos demandes avec.
14 jours ou 30 cotations, sans carte bancaire. Le décompte démarre à votre première relève, pas à l'inscription.